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09

Juin

fait le pousser toi même

C’est facile d’acheter une tomate dans un magasin. Je parie que tu peux en faire pousser une qui aura un bien meilleur goût.

Au cours de voyage de réduction de déchets, j’ai trouvé qu’il y a peu de chose qui m’apporte plus de joie que de me régaler d’un légume qui a poussé sur mon balcon. Ces dernières quatre années j’ai testé différents légumes, différentes méthodes : certaines choses ont bien marché, d’autre moins bien. Voici mes petites astuces pour démarrer un mini jardin potager basées sur ma courte expérience

  • Espace. Pas besoin de beaucoup d’espace. If faut juste rester réaliste dans ce que l’on peut faire pousser dans un espace limité. Un pot de 30 litres de terre accueillera sans problème un plant de tomate alors qu’un pot rectangulaire de 100 litres pourra héberger 2 plants de concombre ou un plant de tomate accompagné d’un plan de basilic ou d’une capucine.
  • Pas de monoculture. Combiner les plantes est généralement une bonne idée puisque dans la nature c’est plutôt comme cela que ça se passe. Fais cependant attention aux combinaisons négatives. J’ai trouvé qu’une tomate cohabite très bien avec un basilic si le pot est assez grand pour le développement des deux plants, et qu’une capucine attire TOUS les indésirables laissant ainsi mes autres plantes tranquilles.
  • Arrosage. Il est important d’avoir une certaine régularité dans ton arrosage. J’ai un petit rituel du matin qui comprend un arrosage de toutes les plantes, quelques gestes d’entretien rapide, et une identification des besoins de travaux de maintenance plus importants. Si tu ne peux pas t’engager à arroser régulièrement ton jardin, explores peut être la possibilité de mettre en place un arrosage automatique au goutte-à-goutte ou testes un système d’arrosage lent en PET ou en terracotta.
  • Pression. Pas de stress : tu n’as pas réussi à faire pousser tes plantons cette année ? Pars à la recherche d’un marché ou d’un producteur local qui les vend. Je suis allée à Zollinger l’année dernière et ai acheté des plantons bio d’excellente qualité. L’année d’avant, j’ai acheté un plan de tomate à l’occasion du marché aux plantons sur la Place du Palais Fédéral à Berne. Il y a forcément des possibilités proches de chez toi, il faut juste les trouver.
  • Terre. Cherche de quel type de terre tes plantes ont besoin. Je fais un mélange de 45% de terre de jardin, 45% de compost et 10% de sable pour la majorité de mes plantes. Mais j’ajoute beaucoup plus de sable pour des plantes qui ont besoin d’une terre bien drainante comme le thym et la lavande.
  • Facile. C’est en fait assez facile de faire pousser ses légumes si tu ne cherches pas la perfection. Tu arriveras forcement à tirer quelque chose de ces pots. Et ce sera très gratifiant, ça c’est une promesse. Il n’y a pas de meilleure manière de manger en produisant moins de déchets que de faire pousser sa propre nourriture à condition de préserver la terre en hiver pour qu’elle soit réutilisable d’année en année.
  • Engrais. Personnellement je n’engraisse presque pas mes cultures, et mes plantes poussent encore. Tu peux ajouter du liquide de compost de certains systèmes de compostage maison. Tu peux acheter du compost auprès de l’installation de traitement de déchets verts proche de chez toi comme le fait Ecorecyclage à Savigny au travers des communes qui lui sont proches.
  • Hivernation. Si tu laisses la terre telle-quelle, tu verras qu’il est très difficile de redémarrer ton jardin le printemps suivant car la terre se sera érodée. À la fin de la saison coupe tes plantes et composte les si possible, retires en grande partie le système de racines avec une pelle tout en essayant de garder un maximum de terre dans le pot, et couvres la terre avec des copeaux de bois ou des cultures couvrantes d’hiver. Personnellement, cet hiver j’ai testé les copeaux de roseaux et je suis agréablement surprise du résultat même si je n’ai pas toujours apprécié le cheni que cela a créé sur mon balcon sous l’effet du vent.

Dites-moi comment cela se passe pour vous et bon jardinage.